THANATOS NEOLIBERAL : UNE LOGIQUE DE DESTRUCTION SOCIALE ET DEMOCRATIQUE !

vendredi 2 août 2019
par  Amitié entre les peuples
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THANATOS NEOLIBERAL : UNE LOGIQUE DE DESTRUCTION SOCIALE ET DEMOCRATIQUE !

Défendre un autre modèle de société apparait de plus en plus nécessaire. Si l’on tient à une République véritablement pour tous et toutes , et pas que pour les classes aisées et les actionnaires, alors c’est bien une autre société qu’il faut mettre en perspective. C’est une société de cohésion sociale et de justice en complète contradiction avec la tendance actuelle qui passe des violences contre les gilets jaunes qui représentent celles et ceux ayant des fins de mois difficiles (les classes modestes) au fonctionnaire-bashing.

Perspective.

Il n’est pas de vent favorable pour celui (ou celle) qui ne sait où il va. [...] - Sénèque. Hélas, cette maxime qui invite à ce soucier du but est avancée pour toute sorte de combinaisons, y compris pour celles qui penchent nettement vers ce que Eric FROMM appelait la « passion de détruire » (titre d’un gros livre de 1973), la destructivité humaine alors si puissante sous le nazisme mais aussi sous d’autres régimes (cf Pol pot). Et qui se déploie aussi, avec le néolibéralisme, sous « l’extrême-centre » (de droite ou de gauche) depuis 1983 au moins. Et avec plus de force encore sous la Macronie qui « met la paquet » destructeur au service de la finance !

Thanatos, c’est le mal, la haine, la destruction, la pente régressive présent chez tout humain, et dans toute société. Et le néolibéralisme, c’est le régime des élites oligarchiques qui accroit depuis 40 ans la destructivité sociale, écologique et démocratique. La puissance de destruction sociale, écologique et démocratique ne cesse de s’étendre depuis les années Reagan et Thatcher, depuis 1983 en France.

Loin de Thanatos, nous voulons être habités par la « passion de construire » la société pour tous et toutes y compris les classes modestes en répartissant les richesses et ce dans un véritable Etat de droit loin de la dérive actuelle vers l’Etat de police sous Macron. Outre la reconstruction d’un Etat social digne de ce nom, avec notamment moins pour les riches du 1% et plus pour les gens modestes, il importe de plus en plus de défendre les libertés démocratiques, celles passées dans l’ordre républicain de l’Etat de droit, celles gagnées dans les années d’après-guerre, et qui sont aujourd’hui mises à mal.

Une question se pose : Sont-ils devenus eux - le 1% (de toute fraction, politique, économique, médiatique mainstream ) - aveugle à leur logique féroce de destructivité sociale et civilisationelle ? Cette désagrégation est-elle consciente et voulue pour mieux soumettre le peuple-classe et mieux conforter le pouvoir et les richesses des puissants ?

Que penser en effet de cette « casse », reconduite de décennie en décennie, des appuis sociaux, si utiles à l’épanouissement des individus ? Cette destruction de l’Etat social se renouvelle en effet depuis plus de 35 ans et rien ne semble l’arrêter. C’est le mérite des Gilets jaunes d’avoir essayé, le mérite du syndicalisme de lutte de s’y efforcer encore et toujours. Il n’empêche que le mal perdure.

Que faire contre cette logique ?
Résister et promouvoir autre chose !

Le néolibéralisme c’est, pour reprendre le célèbre philosophe et psychanalyste Erich Fromm, une féroce « passion de détruire » (1973) des montages sociaux de protections des faibles et de tous les dominé.e.s. En ce sens, c’est une destruction de la civilisation.

La violence est double : sociale d’abord et policière ensuite . Il y a en effet d’abord la violence de la destruction des appuis sociaux et territoriaux (services publics distribués de façon équilibrée sur tout le territoire) puis la violence inouïe de la police contre les résistant.e.s. Et là les élites crient au désordre et promettent la sécurité !

Et nous, le peuple-classe 99% que pouvons-nous faire malgré nos divisions ? Jacques Bidet défenseur de la classe populaire, équivalent du peuple-classe, écrit page 83 de « Eux et nous » : « Les capitalistes sont parvenus à désarmer une partie du peuple, à neutraliser les emprises acquises, conquises de haute lutte, qui se matérialisaient en droits sociaux, et en premier lieu en une certaine stabilité de l’emploi. Le phénomène, en effet, n’est pas cyclique, mais tendanciel, relevant d’une tendance structurelle de long terme, caractéristique du néolibéralisme. »

Reste quand même un fil, une perspective : construire une société pour tous et toutes, y compris les plus modestes ! Bref refuser les trois injustices : sociales, territoriales et écologiques. L’injustice territoriale qui pousse aux déplacements et aux discriminations ville-campagne devient forte avec la suppression des services publics (Trésoreries) en campagne. Il y a donc d’abord injustice territoriale puis injustice climatique qui en est la conséquence.

Contre le chômage et la précarité, la solution n’est pas le travaillisme (faire travailler plus celles et ceux qui travaillent déjà) mais la RTT à 30 heures hebdomadaire sans perte de salaires pour les 99% d’en-bas.

Lire aussi

Le rêve de révolution ne suffit pas, il faut penser les transitions - regards.fr
http://www.regards.fr/idees/article/le-reve-de-revolution-ne-suffit-pas-il-faut-penser-les-transitions

Christian DELARUE

Continuum de trois violences : politique, policière, pénale + médiatique - Christian DELARUE - Amitié entre les peuples
http://amitie-entre-les-peuples.org/Continuum-de-trois-violences-politique-policiere-penale-mediatique-Christian

En 2009 : Un Thanatos bi-céphale en Europe - Christian DELARUE
http://amitie-entre-les-peuples.org/2010-2019-Un-Thanatos-bi-cephale-en-Europe


Brèves

27 avril - UE : Refus du travaillisme - RTT 30H hebdo

UE : Refus du travaillisme - RTT 30H hebdo
https://www.facebook.com/groups/331158090917542/

30 mai 2010 - TravaillismExit - RTT partout en Europe !

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https://www.facebook.com/events/1730316523900013/